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LOGICIEL 2 :

NOTICE EN LANGAGE DE MODÈLE


IL EST RECOMMANDÉ D'ENREGISTRER ET D'IMPRIMER CETTE PAGE

   

CETTE NOTICE A ÉTÉ ÉCRITE SPÉCIALEMENT POUR CEUX QUI ONT LU LE TEXTE "LE MODÈLE". ELLE NE CONCERNE QUE LE LOGICIEL 2.

 

SÉRIE D'EXPÉRIENCES

Simulation de "structures dissipatives",
simulation de l'apparition de la vie.

AVERTISSEMENT

02/2009 : le texte qui suit est ancien, avec les versions Qt4 de mes logiciels il est toujours possible d'intervenir mauellement en cours d'expérience, y compris sous Windows, y compris pour changer la vitesse d'exécution

- Il y a de légères différences de mode d'emploi entre Mac et PC, elles seront signalées.

- Par ailleurs, les interventions manuelles en cours d'exécution sont possibles uniquement sur Mac. Certaines manipulations ne sont donc pas possibles sur PC : elles seront signalées par des italiques. Ce manque n'handicape pas les expériences les plus fondamentales. Le logiciel de Maurice Engel, proposé sur ce même site, qui traite des mêmes problèmes, est interactif sur PC.

Recopiez le programme "Vie" et le fichier "MoyMoy" sur votre disque dur.

Essayez pour commencer l'expérience "1" : vous lancez le programme par un double clic sur son icône, et vous entrez les nombres indiqués sur l'écran au clavier, en répondant au dialogue qui apparaît - ou bien vous lancez l'expérience prédéfinie 1, ce qui revient au même.

Apprenez dès maintenant à faire des copies d'écran :

- Sur Mac, par appui simultané sur les trois touches "option, trèfle, trois". Copies en nombre illimité à récupérer pour impression dans la fenêtre principale.

- Sur PC, par appui sur la touche clavier "Impr écran". Copie unique à récupérer dans le presse-papiers et à coller dans un fichier vide ouvert par Paint (c'est moins pratique que sur Mac).

Vous voyez un nuage de "particules", et des pluies de "gouttes de colle". Les particules rebondissent sur les parois d'un "récipient" rectangulaire, et entre elles. Les gouttes de colle tombent d'en haut par pluies successives et "rendent collantes les particules pendant un certain temps" (Les positions et les vitesses initiales des particules, ainsi que la répartition horizontale des gouttes de colle sont déterminées par un générateur de nombres aléatoires).

Sur MacIntosh (uniquement) l'utilisateur du logiciel peut à volonté arrêter les pluies de colle, et ainsi observer les structures se défaire à mesure que la colle s'évapore.

On peut laisser le modèle évoluer sur l'écran, sans aucune intervention humaine, pendant des heures éventuellement. On peut faire des copies d'écran à tout moment si la situation est intéressante.
 

SEULEMENT TROIS LOIS ÉLÉMENTAIRES SIGNIFICATIVES

sont introduites dans le modèle informatique :
- une particule qui reçoit une goutte de colle devient "collante" (= candidate à démarrer une nouvelle structure faite de particules collées).

- une structure de particules collées est immobile (cette loi élémentaire est plutôt une facilité technique de programmation).

- le pouvoir collant acquis grâce à une goutte de colle capturée se dégrade, les particules collantes cessent d'être collantes après un délai fixé, la structure se défait, à moins que des gouttes de colle lui parviennent à temps.

Une particule collante (ou "excitée") apparaît à l'écran avec un rond plus petit à l'intérieur, pour être facilement reconnue et suivie. La goutte de colle qui a été capturée par une particule disparaît.

Dans ces conditions, il est intéressant de constater que :

- des structures apparaissent, petites et nombreuses au début.

- elles sont d'abord "globuleuses", et n'importe où dans le récipient.

- ensuite, elles tendent à être moins nombreuses, plus importantes en nombre de particules collées, chacune "étalée horizontalement" (ombre individuelle en bas maximum), "décalées horizontalement" les unes par rapport aux autres (ombre collective en bas maximum), et plus proches du haut du récipient.
 

Cette évolution "spontanée" s'explique ainsi : à l'ombre d'une structure stable (= régulièrement ravitaillée en gouttes de colle) il ne peut pas y avoir de structure stable.

Ainsi, l'ensemble des structures capture les gouttes de colle de plus en plus efficacement : elles arrivent moins nombreuses en bas, et aussi sont capturées plus vite (plus près de leur source).

Les cycles d'excitation des particules "à l'ombre" sont modifiés (appauvris en apport de pouvoir collant), et l'histoire des structures qui dépend de ces cycles d'excitation est changée. Le terme d'auto-organisation des particules paraît convenable. Le terme de sélection naturelle des structures les mieux adaptées est discutable, car il n'y a aucun mécanisme d'hérédité en jeu dans cette première série d'expériences (ni non plus dans la seconde).

Je dis que "la capacité à capturer des gouttes de colle" des structures tend à augmenter, en liaison avec leur structuration". Ce principe que, depuis quarante ans, je considère comme de portée universelle, est ici modélisé pour lui-même.

Il faut insister sur le point suivant : cette évolution significative est programmée uniquement par les trois lois élémentaires énoncées. On dit, en théorie de la complexité, qu'il y a là "émergence d'une nouvelle propriété". Il émerge une loi d'évolution, une "finalité".

Attention : la "capacité à capturer des gouttes de colle" qui tend à augmenter (et qui construit sous nos yeux des structures de plus en plus efficaces) n'est pas seule à intervenir. Le chaos banal continue à exister, et c'est souvent le chaos qui l'emporte en cassant les structures qui se sont construites selon le principe qui nous intéresse. Il y a lutte permanente entre l'ordre et le désordre.
 

POUR LES MATHÉMATICIENS ET LES PHYSICIENS

Le système illustre la notion de sensibilité aux conditions initiales : la même histoire recommence exactement à chaque lancement du programme si les conditions initiales programmées sont identiques : mêmes positions et vitesses de départ, mêmes trajectoires, mêmes chocs, mêmes structures. Mais un changement minime au départ détermine à terme des histoires individuelles complètement différentes (les histoires des particules individuelles sont différentes, l'histoire statistique de la population restant la même). En fait, les histoires individuelles, semblables au début pendant quelque temps, se mettent assez brusquement à diverger, à une date enregistrable. Vous pouvez ainsi expérimenter "l'effet papillon", l'importance de l'individu sur l'histoire.

 (Dans les systèmes très instables donnés en exemple, cette importance est considérable. Ici, l'URSS se détruit sans cesse et se reconstruit de même, Bernard Tapie peut mener la société toute entière à sa ruine, etc. A vous de trouver les réglages réalistes).

La "capacité à capturer des gouttes de colle" des structures est mesurable, on peut suivre son évolution à l'écran grâce aux valeurs enregistrées de trois curseurs affichables en permanence (sur Macintosh uniquement). J'appelle "Thermodynamique" celui du centre qui monte à chaque capture d'un goutte de colle d'une quantité égale, "Conquête du territoire" celui du haut qui monte plus si la capture se fait dès l'arrivée d'une goutte de colle en haut de l'écran, et "Espérance de vie" celui du bas qui mesure la quantité de colle retenue par la population. Clic ici pour une copie d'écran explicite . On verra plus loin des précisions sur ces curseurs.

Je ne résous aucune équation mathématique compliquée. L'initiative est donnée successivement dans la boucle centrale du programme à chaque particule et goutte de colle, qui chacun évolue d'un pas de programme (et en général d'une longueur sur l'écran). Chaque particule et goutte de colle, à chaque pas de programme, répond à des tests du genre "à quelle distance suis-je de telle autre particule ou goutte de colle", et à des lois élémentaires du genre "si je suis sécant je modifie mes vitesses en X et Y comme une boule de billard", etc.

L'aspect évolutif et complexe du résultat sur l'écran résulte de la réitération de ces tests et lois extrêmement simples. Le programme va là où la réitération le conduit. Il n'y a pas d'équations de position ou de vitesse ayant le temps comme variable (en dehors du concept "pendant un pas de programme"). Le seul moyen pour prévoir ce qui va arriver, c'est de bien noter une expérience (par copies d'écran par exemple), et de la recommencer. Le déterminisme est parfait. Il n'exclut pas l'émergence de constructions ou de reconstructions intéressantes et inattendues, par exemple suite a une modification de 1 pixel dans la position initiale d'une particule. Si les conditions initiales qui concernent le pouvoir collant simulé sont voisines (sauf aux frontières des domaines de valeurs), les aventures des structures (particules collées) qui apparaissent sont voisines. Malgré "l'imprédictibilité" pratique (sauf à refaire l'expérience), il y a donc des constances qui concernent les populations de particules et de gouttes de colles, il y a des lois émergentes dont l'étude montre qu'elles sont logiques par rapport au système (par exemple l'auto-organisation orientée vers l'optimisation de la capture des gouttes de colle).

Sur MacIntosh, la commande "Pluie oui/non" permet de mieux comprendre ce qui revient au chaos moléculaire déterministe (sans pluie : lois simples de la cinétique des gaz), et aux corrélations entre particules introduites par la colle volatile. La "non-linéarité" existe dès le chaos moléculaire, mais l'auto-organisation adaptative exige en plus les corrélations et la boucle de rétroaction positive apportées par la pluie de colle.

Sur les 13 paramètres initiaux que l'expérimentateur peut choisir au clavier dans cette  série d'expériences, 4 modifient la quantité ou la répartition de pouvoir collant simulé, 3 la présentation des résultats à l'écran, 3 les expériences en série, 2 des expériences spéciales, 1 la position de départ en X d'une particule spéciale qui reste marquée à l'écran pendant tout le processus. On peut suivre ainsi les aventures individuelles d'une particule particulière (à part sa position de départ et sa marque permanente, la programmation de la particule marquée est identique à celle de toutes les autres). Ce paramètre de la particule marquée permet de modifier les conditions initiales du chaos déterministe sans toucher au pouvoir collant simulé dans le système. Ce paramètre est très important du point de vue de la crédibilité des principes que l'on veut illustrer (essentiellement la liaison entre la capacité à capturer des gouttes de colle et la structuration ) : en effet les courbes d'efficacité des structures restent les mêmes (au bruit de fond près, en condition de stabilité normale) quelque soit la valeur de ce paramètre, dont le choix suffit pourtant à bouleverser complètement l'histoire vécue par les particules au cours d'une expérience (la valeur de ce paramètre est déterminante pour la date d'apparition, la situation, la forme des structures individuelles, leur vie ultérieure, leur disparition etc.).

Si vous craignez qu'une conclusion générale que vous tirez de l'observation du modèle que vous avez paramétré soit liée à des événements fortuits, faites varier ce paramètre pour vérifier la validité de vos hypothèses.
 

Vous avez sans-doute remarqué le 7e paramètre qui permet d'accéder à l'étalonnage des valeurs de départ "Thermodynamique" et "Conquête" incrustées à gauche de l'écran. A ce sujet, prenez soin du fichier "MoyMoy" que vous avez recopié sur votre disque dur : il contient les valeurs d'étalonnage proposées par moi pour votre programme, celles que vous pouvez vérifier expérimentalement, éventuellement affiner. Ces valeurs incrustées représentent les points de départ moyens des courbes d'efficacités en nuages de points que vous enregistrez.

L'augmentation des efficacités en capture de gouttes de colle est un effet incontestable de l'auto-organisation. Cette augmentation est liée à l'amélioration des structures des points de vue individuel et collectif. Pour bien l'apprécier, les valeurs des efficacités au départ des expériences sont d'intérêt primordial. Il y a des problèmes de compréhension, et des problèmes de principes de mesure.

Il faut éviter de confondre deux situations qui font toutes deux, successivement, partie des départs. Au tout début, il n'y a pas de structures, et les porteurs d'instructions spécifiques (gouttes de colle) sont capturés par des cellules isolées : il correspond à cela des efficacités de captures particulières, que le système sait mesurer, on va voir comment. Puis il se forme des structures, mais aucune évolution orientée vers une meilleure capacité de capture n'a encore commencé : il correspond à cela d'autres efficacités particulières (différentes des précédentes, inférieures aux précédentes ) que le système sait aussi mesurer, on va le voir aussi.

La première mesure se fait avec des gouttes à pouvoir collant nul : il ne se forme aucune structure, et on peut mesurer les efficacités de capture en laissant le système tourner pendant un temps suffisant pour obtenir des bonnes valeurs moyennes.

La seconde mesure se fait avec des gouttes de colle normales, à pouvoir collant paramétré non-nul, mais avec des pluies de gouttes de colle à orientation non privilégiée, tournante. De haut en bas (façon normale), puis de droite à gauche, puis de bas en haut, puis de gauche à droite, puis on recommence. Il ne peut ainsi pas y avoir d'ombres des structures, individuelles ou collective, et la population des particules "désorientée" (c'est le cas de le dire), n'évolue pas (ou presque pas, voir le texte "Le modèle). On obtient les efficacités moyennes en laissant le système fonctionner le temps suffisant.

Des détails pratiques sur ces mesures sont donnés dans l'annexe 2 sur l'étalonnage.

Les premières efficacités sont supérieures aux secondes, pourquoi ? Parce que les particules en structures sont partiellement cachées les unes derrière les autres. Cela pose un problème de fond pour la nature de mon "Procédé X de la nature créatrice", voir ci-dessous.
 

POUR LES BIOLOGISTES

Selon ce modèle :

- les structures apparaissent par "auto-organisation", et cette auto-organisation (accompagnée d'une "auto-adaptation") joue toujours un rôle, même après des heures d'évolution du modèle. Cette auto-organisation est liée à un "Procédé X de la nature créatrice" (non contradictoire avec le principe classique de Carnot numéro 2). (pour "X", clic ici) .

- on peut peut-être considérer qu'une certaine "sélection darwinienne" joue un rôle croissant une fois les structures apparues : elle élimine les structures instables (moins favorisées pour la capture de gouttes de colle, car "épaisses verticalement", ou "à l'ombre" d'autres structures). Mais aucune hérédité n'est en jeu ici, l'expression "sélection darwinienne" est donc discutable comme je l'ai déjà dit. En tous cas j'insiste : la sélection darwinienne ne crée pas les structures. Je ne crois pas à une explication uniquement darwinienne de la vie, de son apparition, de son évolution.


POUR LES INFORMATICIENS (ET LES PHILOSOPHES ?)

Il y a plusieurs petits mécanismes d'intendance qui ne changent rien à la logique du système. Un mécanisme de "parois tièdes" pour éviter que les vitesses des particules ne dérivent à la longue. Un pour écrêter les vitesses excessives qui apparaissent parfois. Un pour empêcher les particules arrêtées au bord, puis choquées, de reculer dans les parois. Deux pour ajuster les positions des particules figées après choc avec une autre particule. Mon modèle est honnête, mais il n'a pas une pureté d'équations mathématiques. C'est un modèle de physicien (voire de technicien). Ses principes pourraient être mis en équations.

J'aurais pu, comme on le fait d'habitude, ajouter la date et l'heure à la valeur de démarrage de mon générateur de nombres aléatoires. Mon programme aurait été à la mode des penseurs actuels qui haïssent le déterminisme (qu'ils mettent à tort dans le même sac que le stalinisme).

Mais je n'aime pas les apparences et les tricheries. Et surtout je souhaite suggérer que les processus de la vie, y compris de la vie des êtres humains, y compris de la vie du cerveau des êtres humains, sont parfaitement déterminés. L'indétermination quantique n'intervient pas ici. Elle n'intervient pas dans mon ordinateur ni dans le vôtre, donc elle n'intervient pas dans la matière vivante dont la structure matérielle n'est pas plus adaptée que celle de l'ordinateur à l'amplification de l'indéterminisme quantique.

De toutes façons, l'imprédictibilité du système vient en fait des chocs répétés des particules, et non des tirages pseudo-aléatoires de position et de vitesse.

Le logiciel est du type "multi-agents". Voir le livre de J. Ferber.
 

POUR TOUS

J'ai introduit trois "curseurs d'efficacité des structures quant à la capture des gouttes de colle".

Le programme calcule la position du curseur "Conquête du territoire" en additionnant à bonne fréquence (75 fois pour une pluie) les chemins qui resteraient à parcourir jusqu'en bas pour chaque goutte de colle capturée.

Cette définition ne tient pas seulement compte du pouvoir collant fixe transporté par une goutte, mais aussi de la position verticale de la goutte. Ce curseur a un intérêt intuitif.

La position du curseur "Thermodynamique" est calculée en additionnant à la même fréquence de 75 fois par pluie des valeurs fixes ( = à chaque fois le quantum de pouvoir collant transporté par une goutte de colle). Il arrive que sur une moyenne de plusieurs pluies un curseur monte et l'autre descende.

La position du curseur "Espérance de vie" est calculée en additionnant la colle retenue par la population au moment du calcul (une fois par pluie).

Les formules de calculs des trois efficacités tiennent compte des nombres de particules et de gouttes de colle pour que les courbes soient facilement comparables.

Il y a dans logiciel 2 deux mécanismes indépendants pour exploiter ces trois mesures, pour suivre l'évolution du système dans le temps (plusieurs heures en général) :

1) Le mécanisme qui existait déjà dans logiciel 1, et que j'ai conservé (utile surtout pour Mac) : la mémorisation des moyennes des positions successives maximales des curseurs précédents (une mémorisation à la fin de "n" pluies, "n" étant un des paramètres choisis par l'utilisateur, 20 (ou 16) dans les exemples proposés).

Sur Mac, on peut afficher à tout moment les moyennes enregistrées, pour savoir où l'on en est (par Commandes, Enregistrements).

L'affichage complet de l'évolution selon ce mécanisme  se fait automatiquement à la fin de l'expérience (pour Mac et pour PC).

2) Parallèlement, un autre mécanisme enregistre pour chaque pluie les trois mesures dans un fichier externe que l'expérimentateur trouvera dans le dossier de son logiciel 2, et qu'il pourra archiver, exploiter avec Excel (pour les deux premières mesures très bruitées il devra ajouter des courbes de tendance). La démonstration 43 par exemple  génère 10 fichiers de chacun 100x100x3=30.000 mesures.

Il faut distinguer clairement deux thèmes d'intérêt :

- la formation et le maintien de structures, qui sont stables si l'apport constant de pouvoir collant est suffisamment important et régulier.

 - L'évolution spontanée de ces structures vers des formes individuellement et collectivement optimisées pour la capture de pouvoir collant, si l'apport de pouvoir collant est moins important et/ou moins régulier.

Les analogies végétales sont parlantes : penser au feuillage d'un arbre qui s'étale au soleil - penser au feuillage des plantes de jardin rangées pour l'hiver, qui pousse plus vite et plus haut dans la mi-ombre d'un sous-sol.

La "finalité" du système, quand les conditions initiales lui permettent d'apparaître, est mesurable, elle peut être définie de différentes façons, calculée et affichée à l'écran. Trois exemples de mesures significatives sont donnés.

Le modèle, dans son mode de fonctionnement précédemment décrit, a sa cohérence et ses intérêts propres.

Il permet de comprendre et de discuter l'essentiel du message d'Ilya Prigogine ("les structures dissipatives"), avec peut-être une amorce de modélisation en direction de la théorie de Darwin. En ce qui concerne Prigogine, d'après ce que l'on a vu, il y a matière à discussion sur chaos déterministe ou non-déterministe (Prigogine est pour le non-déterminisme généralisé, il considère que c'est une valeur humaniste - Ce n'est pas mon opinion).
 

NATURE COMPLEXE (STATISTIQUE, RÉSULTANTE,
TENDANCIELLE) DU "PROCÉDÉ X DE LA NATURE CRÉATRICE"

  (pour "X", clic ici)

J'ai formulé ce principe il y a bien longtemps, pour exprimer ma confiance dans une conception matérialiste, déterministe de la vie, de son apparition et de son évolution. Il apparaît, avec l'étude présente d'un modèle informatique, que ce principe lie le simple et le complexe. Il y a au moins deux sortes de faits transitoires.

Premièrement, la mise en structure des particules au début des expériences correspond à une baisse de la capacité à capturer des gouttes de colle. Je ne sais pas si ce résultat a une signification générale (en biologie  pré-biotique par exemple).

Deuxièmement, toutes les courbes d'efficacité thermodynamiques (et aussi de conquête ou d'espérance de vie d'ailleurs) connaissent des descentes et des montées, il y a lutte permanente pour le progrès, avec beaucoup de défaites. Ce progrès n'est pas linéaire, c'est le moins que l'on puisse dire.

Dans ces conditions, je propose que l'on prenne en compte le "Procédé X de la nature créatrice" pour sa valeur descriptive d'ensemble, matérialiste et déterministe, en gardant à l'esprit qu'il traduit l'aspect d'ensemble résultant d'un phénomène complexe. Le principe de Carnot numéro 2 qui concerne exclusivement les systèmes fermés, et qui ne s'applique pas ici, est d'aspect plus contraignant.

Une question de portée générale : peut-il y avoir "Procédé X de la nature créatrice" sans orientation dans l'espace ? Le principe de mesure du point zéro des efficacités des structures, la valeur démonstrative de ce que j'appelle "efficacité de conquête du territoire", l'idée même de structure, suggèrent le contraire.

Il va sans dire que l'orientation du procédé dans le temps est un fait.
 

PRATIQUEMENT :

Vous pouvez enregistrer et imprimer à volonté :

- vos données initiales, au début

- l'état final du système (structures créées), avec tous les enregistrements d'efficacités

- Sur Mac, à tout moment intermédiaire :

- les états intéressants du système observés à l'écran (telles structures ... ),
- la position instantanée des curseurs d'efficacité à droite de l'écran,
- les points de départ incrustés des positions mémorisées (à gauche de l'écran),
- l'affichage des positions mémorisées de ces curseurs depuis le début de l'expérience
     (à partir de la gauche de l'écran),
- les états actuels des moyennes des moyennes depuis le début (à gauche de l'écran).

Toute expérience lancée est interruptible à tout moment :

- Sur Mac par Commandes, Quitter

- Sur PC par Clic sur le bouton X en haut à droite de la fenêtre

Si vous voulez quitter le programme suite à une fausse  manœuvre irrécupérable pendant l'introduction des paramètres, au début, appuyez simultanément :

- Sur Mac : sur les trois touches option, trèfle, esc

- Sur PC par Clic sur le bouton X en haut à droite de la fenêtre

Voir en annexe 3 la copie du mode d'emploi résumé qui apparaît au lancement du programme : il précise les commandes à effectuer.

Il est à noter que la durée de l'expérience complète (jusqu'à l'arrêt automatique) est, toutes autres choses égales par ailleurs, approximativement proportionnelle au carré du nombre de particules et de gouttes de colle. Je lance mes expériences longues le soir, je regarde le résultat le lendemain matin. Des expériences intéressantes (notamment sur les compétitions entre gènes de la troisième partie) peuvent se conclure en moins de dix minutes (remarque : ces durées concernaient un ordinateur à 33 Megahertz, elles sont bien périmées maintenant)

Le dernier paramètre à introduire au clavier permet de choisir entre 5 délais d'affichage des écrans instantanés, délais qui passent du simple au triple chaque fois que l'on passe d'une valeur à la suivante dans l'ordre croissant. Le choix dépendra de la vitesse du processeur de l'ordinateur utilisé, et de ce que l'on souhaite voir : analyser le fonctionnement élémentaire (choisir alors plus de délais), ou bien l'évolution générale des structures (choisir moins de délais). Il s'agit ici d'un paramètre de confort que je ne compte pas comme significatif des expériences.

Dans le menu déroulant "Commandes", les commandes "Délais moins" et "Délais plus" permettent de modifier en cours d'exécution du programme les délais d'affichage choisis au départ. Les valeurs limites basse et haute sont signalées par des bip sonores.

Le menu déroulant "Commandes" propose "Colère de Yahvé" : cette commande vous permet de faire exploser les structures existantes, chaque particule fille issue de la structure parentale défunte conservant le pouvoir collant qu'elle avait au moment de la catastrophe. Cette commande n'apporte ici qu'un amusement sans grande signification. Prenez en simplement connaissance, elle sera utile dans la troisième série d'expériences.

Précaution : sur Mac, mettez "off" tout programme d'économie d'écran, sinon la partie dialogue qui authentifie votre expérience sera effacée, ainsi que l'enregistrement final.
 
 

 

ANNEXE 1 : 
PRINCIPAUX RÉSULTATS

SÉRIE D'EXPÉRIENCES

Si pas assez de pouvoir collant {(nombre de gouttes de colle) multiplié par (crédit d'excitation)}, pas de structures.

Si trop de pouvoir collant, aucune évolution des structures, qui se figent n'importe où sur l'écran.

Si apport équilibré de pouvoir collant (c'est une zone étroite à trouver), il y a formation de structures et évolution des structures. L'évolution se fait vers : ombres individuelles et collective en bas maxima, et montée des structures vers la source de pouvoir collant. Cela correspond à : "efficacité thermodynamique" et "de conquête du territoire" maxima. Il y a "auto-adaptation".

Il apparaît au début des structures mal venues, moins efficaces que le désordre des particules libres pour la capture de gouttes de colle. Elles sont globuleuses, épaisses verticalement.

La particule marquée permet de ne pas recommencer une expérience à l'identique. A contrario, on peut se convaincre que créativité dans la construction de structures et déterminisme répétitif ne sont pas ennemis. C'est très important, car la culture dominante dit le contraire.
 
 

ANNEXE 2  :

Faire ou refaire l'étalonnage
des points de départ des courbes d'efficacité
"Thermodynamique", "Conquête", et "Espérance de vie"


Les "points de départ des courbes d'efficacité", mémorisés et incrustés à gauche de l'écran, n'influencent pas le déroulement des expériences. Vous pouvez expérimenter avec des valeurs de points de départ fausses, et établir ensuite les bonnes valeurs que vous reporterez manuellement sur l'enregistrement imprimé intéressé. Les points de départ sont utiles pour comparer finement les courbes d'efficacité entre expériences différentes.

Les points de départ, qui seraient difficiles à calculer, sont établis expérimentalement avec l'aide du modèle lui-même, en mode "4" de fonctionnement. Vous pouvez faire des expériences qui en donneront des valeurs adaptées à vos expériences personnelles.
 

1) EFFICACITÉS AU DÉPART
    DE L'ÉVOLUTION DES STRUCTURES

Ce sont les "vrais points de départ" des courbes d'efficacité, ceux dont je propose des valeurs dans le tableau ci-dessous, et qui sont utilisées par le programme pour incruster trois petits curseurs sur le bord gauche du récipient.

Pour établir soi-même les valeurs d'un triplet de points de départ, il suffit de répondre "4" à la première question posée par le programme, puis de programmer une expérience identique à ( ou très voisine de) celle qu'on souhaite étalonner, réduite éventuellement en durée. Les pluies seront "tournantes" (si le crédit d'excitation est supérieur à zéro), il n'y aura pas d'évolution vers plus d'efficacité.

Attention : Pour étalonner, le nombre de pluies tournantes choisi doit être divisible par 4 (exemples ci-dessous : 16).

Les moyennes de moyennes obtenues à la fin de l'étalonnage seront les valeurs de départ nouvelles cherchées. Le système informatique les enregistrera automatiquement dans le fichier externe MoyMoy en remplacement des précédentes (cet enregistrement ne se fait que si l'on a répondu "4" à la première question, et attendu la fin programmée de l'expérience ). La qualité de l'étalonnage augmente évidemment avec la durée paramétrée.

Les expériences lancées ensuite bénéficieront toutes automatiquement des nouveaux points de départ incrustés.
 

Série d'expériences numéro 
particularités
paramètres initiaux
pour étalonner
les efficacités de départ
efficacité
thermodynamique * 
efficacité 
de conquête * 

espérance de vie
0
molécules libres  4) 20/10/0/16/20/11/1/3/100/0/1/0/0
(c'est l'expérience prédéfinie 7 avec une énergie nulle)
227
302
5
1
structures dissipatives  4) 20/10/170/16/20/11/1/3/100/0/1/0/0

  (c'est l'expérience prédéfinie 7)

246 
318
-14

* le logiciel compte les distances à partir du haut du récipient figuré.


Dans le fichier MoyMoy fourni dans la disquette figurent les valeurs 246, 318 et -14  qui conviennent pour l'expérience proposée concernant les structures dissipatives. Pour les autres expériences, il vous appartiendra de changer ces valeurs, comme indiqué ci-dessous (ou de négliger les points de départ incrustés).

On notera que la dispersion des points sur les enregistrements finaux est importante. On voit ainsi que toute dispersion n'est pas à interpréter comme signe de modifications des structures.
 

2) EFFICACITÉS DES PARTICULES LIBRES, 
    AU DÉPART, AVANT L'APPARITION DES STRUCTURES

Pour vérifier que les efficacités sont supérieures avant l'apparition des structures et les évaluer, on peut faire par exemple l'expérience ci-dessus (série numéro 0).


3) EN PRATIQUE

(non vérifié sur PC)

- Vous pouvez écrire dans le fichier MoyMoy en usage (ouvert sous SimpleText ), les trois valeurs que vous souhaitez (recopiées ou non du tableau ci-dessus).

- Le système informatique cherche en début d'exécution un fichier nommé strictement "MoyMoy". S'il n'en trouve pas, il en crée un, vide, et il y range en fin d'exécution trois valeurs d'efficacité s'il est en mode étalonnage "4" (sinon MoyMoy reste vide). Vous pouvez archiver (avec des titres provisoirement modifiés) plusieurs fichiers MoyMoy.

- Lors des pluies tournantes, l'efficacité de conquête n'est prise en compte qu'une pluie sur quatre : pour la pluie de haut en bas. La valeur mesurée est multipliée par quatre pour compenser. Cela se voit sur le comportement du curseur de conquête à droite : déplacement multiplié par 4, ou absence. L'étalonnage est donc moins bon sur l'efficacité de conquête, ce qui n'a guère d'importance, cette efficacité ayant un rôle plutôt indicatif.
 
  



 

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