science_pour_citoyens>capacites>cinq_conf >devdur2

Table des matières par ordre logique CLIC ICI  





LE LOGICIEL "DEVELOPPEMENT DURABLE" numéro 2

BUTS DE CE TEXTE :

REFLECHIR AUX PROBLEMES DU DEVELOPPEMENT DURABLE AVEC LE MATÉRIALISME ET LA DIALECTIQUE,
AVEC LES DECOUVERTES DES SCIENCES DE LA COMPLEXITE,
EN LIAISON AVEC LES THESES MARXISTES CLASSIQUES SUR LE DEVELOPPEMENT DES FORCES PRODUCTIVES (CITATIONS).


Logiciel téléchargeable et copies d'écran d'expériences typiques

8/4/2008


Ce texte suppose que l’on a lu et assimilé "logiciels E1 et E2, pour étudier l’émergence ... "
Son contenu, plus tardif, n'est pas explicitement présent dans mon livre "Révolutionner, une méthode" ... "

L'annexe à la fin de ce document "Introduction minimale au logiciel développement durable" est un résumé des enseignements des "logiciels E1 et E2, pour étudier l’émergence ... "




Je propose ici un logiciel "développement durable" numéro 2 qui diffère du premier par une loi de transfert à la fois plus simple et plus élaborée de la colle des N vers les H,

Voici la différence de principe entre mes deux logiciels "développement durable" :

- Le premier : vitesse de déplacement des grands ronds H réglable par l'utilisateur pour favoriser les H, et transfert non réglable (total) de colle des N vers les H lors de rencontres
- Le second, ci-dessous : vitesses des H et des N non réglables, fixes et égales, et transferts partiels réglables par l'utilisateur de colle des N vers les H lors de rencontres (notion de "réserves nécessaires aux N pour leur permettre de s'auto-organiser" : on respecte les réserves, ou non, qu'arrive-t-il ?)


Pour consulter le logiciel Devdur1 (le premier)
Clic ici

"Développement durable", introduction

Je pense depuis toujours que cette idée est bonne. Mais c'est seulement récemment, sur l'insistance et les indications de Didier et Chantal, que je me suis accroché à la faire entrer dans le « marxisme mis à jour ».

Comment traiter la contradiction non-antagonique entre le « développement durable » et le « développement des forces productives » si fondamental chez Marx ?
Selon mes travaux précédents, le développement des forces productives est un processus d'auto-organisation. Je développe cette thèse par exemple dans mes deux modèles informatiques « exploitation capitaliste » et « lutte de classe ».

Ici, je pars du fait que l'homme exploite la nature, et je considère que l'humanité et la nature sont deux processus parallèles d'auto-organisation. La nature organique se nourrit de minéraux et d'énergie (soleil et "fumeurs noirs" sous-marins), et l'humanité se nourrit en parasitant la nature organique.

Les modèles informatiques réalisés selon ces principes « montrent »
(le mot « montre » est entre guillemets, car un modèle du type de celui que j'ai fait ne peut être utilisé que comme une métaphore pour illustrer (ou suggérer) :

Comme d'habitude, N et H sont des grands ronds, N clairs et H foncés. H et N se nourrissent de "colle volatile"



Paramètre de réglage : les natures sont caractérisés par une variable décisive : ils possèdent chacun une « réserve minimum de colle ». Si les humains, par modification du paramètre de réglage à la disposition de l'expérimentateur, "surexploitent" les natures en puisant trop dans cette réserve, alors les natures ne peuvent plus s'organiser en commun avec les humains, l'auto-organisation HN est cassée, et les efficacités des H et des N dégringolent : ce sont les expériences qui le montreront.

Ce n'est pas moi, le programmeur, qui décide en définitive de la valeur de la « réserve minimum », c'est le fonctionnement du système qui la révèle (quand l'auto-organisation des natures devient impossible à cause de la surexploitation par les H). On ne peut en connaître la valeur que par expérimentation. Elle n'est pas mémorisée dans mon programme. La connaissant approximativement, je l'utilise pour trouver des expériences prédéfinies intéressantes (avec des "réserves affichées" juste suffisantes).


Mesures automatiques : trois, en descendant sur l'écran :

____________________

Le système fonctionne, je découvre que les humains H inventent les « structures d'exploitation adaptées », des structures efficaces de « chasse collective à la colle ».
C'est un exemple remarquable d'émergence, totalement inattendu par moi. Ce que j'ai programmé ce sont des prédateurs individuels.
____________________

Concepts généraux :

____________________

Le renouvellement des ressources naturelles est limité, cela condamne à terme la surexploitation par l'homme de ces ressources. Voyons mieux comment, grâce à des précisions suggérées par notre modèle

Aucun avantage sélectif ne pousse les H à construire des structures optimisées en haut de l'écran, sauf la proximité avec les ressources exploitables des structures N qui, elles, construisent en haut de l'écran, pour raison de proximité avec la source « pluie de colle ».

« Structure d'exploitation adaptée » : l'exploitation par H organisée, optimisée, ne peut se faire que sur des structures N elles mêmes organisées, optimisées, c'est un résultat important des expériences avec le modèle. Peut-on généraliser, dire que c'est valable pour l'humanité et la nature réelles ?

« Structure d'exploitation adaptée ». Elle se compose de (voir copie d'écran 1 ci-dessous) :


Histoire résumée des expériences :

- Au départ de l'expérience retenue comme exemple sur Macintosh, la réserve affichée des grands ronds N est égale à 700, un peu au dessus du seuil d'auto-organisation (réserve minimum).
- Les N se mettent en structures et montent, formant à la longue une ou deux grandes structures en haut. Les mesures 3 (hauteur capture colle par N, niveau organisation N) montent. Les H ne font rien, les mesures 1 (colle attrapée, gardée par H) restent au niveau 0.
- Puis une premier structure d'exploitation adaptée s'installe : instantanément la courbe 1 monte sur un palier supérieur.
- Une deuxième structure peut s'installer (puis une troisième …), chaque fois la courbe 1 monte sur un nouveau palier
- Les structures d'exploitation adaptées peuvent disparaître, alors les mesures 1 baissent : d'un palier par structure qui disparaît

- "Faire des expériences" avec ce modèle demande beaucoup plus de temps qu'avec mes modèles précédents. En effet, le système n'est pas seulement complexe, il est aussi plus compliqué (deux émergences au lieu d'une) : il comporte plus de "paramètres de contrôle" dont les effets ne sont pas toujours intuitifs, et son comportement est très sensible aux conditions initiales (donc très imprévisible, encore que déterministe). Par exemple, une expérience choisie très démonstrative sur Mac ne l'est plus, trop souvent, sur PC (unités centrales différentes)


- Le domaine à explorer est immense. Cependant, des conclusions statistiques incontestables s'imposent. En appelant (définitions du vocabulaire) :

on peut dire : "La surexploitation par les exploiteurs H peut casser complètement, en quelque temps, l'auto-organisation productive des ressources par les exploités N. Ce qui entraînera l'impossibilité pour les exploiteurs H d'organiser ou de réorganiser leur exploitation des N. Ce qui fera baisser de façon catastrophique le rendement de toute exploitation par les H ".

Détails observés après une intervention externe manuelle par le menu (sur Mac) pour passer de l'exploitation des N par les H à la surexploitation :


_________________

Questions et réponses

1) Pourquoi l'optimisation du système, qui semble bien être une loi liée à l'émergence, produit-elle, dans les structures d'exploitation adaptées, des grands ronds immobiles, qui '"ne servent à rien" ? L'immobilisme n'est sûrement pas un "avantage sélectif" !
Réponse : les structures d'exploitation adaptées sont caractéristiques d'une optimisation remarquable, voir les mesures de la courbe 1 qui montent par paliers : il s'agit là d'aspects statistiques d'objets collectifs produits et reproduits par l'émergence. Mais cela ne veut pas dire qu'au niveau de tous les objets individuels, plus ou moins marginaux, tout est ou sera optimisé. Je pense par exemple à l'appendice, responsable des appendicites chez les humains.

2) Pourquoi la surexploitation des N par les H détruit-elle les structures de N ?
Réponse : les H, comme des frelons, attaquent plus les N libres ou en structures, et leur enlèvent de la colle : l'auto-organisation des N devient donc plus difficile, voir impossible.

_________________

Conclusions qui concernent le modèle "développement durable 2" :

Pour une exploitation efficace de type “développement durable”, l'humanité ne doit pas s'orienter vers l'augmentation linéaire irréfléchie de ses prélèvements (exemple : plus gros bateaux plus rapides et plus nombreux pour la pêche), mais vers des “structures d'exploitation adaptées” implantées, organisées aux bons endroits par les hommes dans la nature.

Qu'est ce que cela signifie ? Cela existe-t-il déjà, à l'état de "germes du nouveau, de faibles pousses à soigner" comme disait Lénine ? …….

Une interprétation de ce modèle est la suivante :
La surexploitation, qui est catastrophique, est liée au mode d'exploitation capitaliste. L'exploitation qui respectera les « réserves » sera la façon de faire d'une humanité acquise au « marxisme mis à jour »
.

_________________

Le modèle "développement durable 2" est insuffisant

Tous les modèles sont toujours insuffisants. Il est nécessaire de dire ici que ce modèle est insuffisant pour inspirer seul une politique citoyenne et révolutionnaire digne. Il est insuffisant pour inspirer seul une pratique humaine.

Pour la pratique, il est nécessaire de compléter ce modèle avec le modèle E2 qui illustre les "règles de la responsabilité créatrice et solidaire". L'utilisation de ces règles est certainement nécessaire pour créer et adapter des structures d'exploitation adaptées.

Pour la cohérence d'ensemble il est nécessaire d'ajouter les modèles E4 et E5 sur la "contradiction dialectique entre naturel et culture". (Il serait très compliqué, et non pédagogique, de faire un modèle synthétique rassemblant les modèles cités).

Et même cela ne suffira pas, il faudra sans cesse que les hommes travaillent pour guider toujours mieux leur pratique future à partir des leçons de leur pratique passée.

_________________

Remarque sur l'étalonnage de "développement durable 2"

Pour l'étalonnage de tous mes logiciels j'utilise le procédé des "pluies tournantes" pour empêcher l'évolution adaptative à la Darwin des populations de grands ronds. Ce procédé est utilisé ici pour empêcher l'évolution adaptative des N, mais il n'est pas valable pour les H.

Pour les H, j'interdis le transfert de colle de N vers H si le N en contact est immobile, ce qui interdit "l'exploitation collective".

_________________

Pour télécharger le logiciel "DevDur2"

- Sur Mac les sorties Excel sont facultatives. Sur Windows elles sont obligatoires.
- Les vitesses d'execution sur les nouveaux logiciels (2009) sont réglables en cours d'exécution.
- Sur les PC Windows agrandissez la fenêtre d'exécution pour avoir accès à tous les menus déroulants du logiciel en cliquant en haut à droite sur l'icône "agrandir".

Mode d'emploi du logiciel

- Pour des manips prédéfinies taper le numéro de la manip :

- Les trois rectangles moins à gauche sont les moyennes des moyennes mesurées automatiquement en cours d'expérience

- Les commandes "Reserve multi 2" et "Reserve divi 2" dans le menu déroulant en haut à gauche sont opérationnelles. Leur utilisation est fortement recommandée, le côté expérimental des expériences devient évident et éventuellement utile. Les autres commandes aussi sont opérationnelles et à essayer.

- Pour des manips "en libre", c'est à dire pour des recherches, taper 0, puis répondre au questionnaire pour entrer les paramètres

________________


Six copies d'écran


1) Expérience prédéfinie W2.1-200 : une belle structure d'exploitation
des N par les H
- Un grand rond H foncé, riche en colle (rond interne large)
- qui prend la colle d'un N clair en respectant sa réserve
(rond interne petit)
- le grand rond H colle trois grands ronds H avec lesquels il
forme une structure d'exploitation adaptée typique
- Le N clair est aussi dans une structure typique


2) Même expérience prédéfinie W2.1-200

- Courbe haute : H colle attrapée gardée
- Courbe moyenne : N colle attrapée gardée
- Courbe basse : N hauteur capture colle





3) Même expérience de base (prédéfinie W2.1-201)
Intervention à la mesure 30 :: ici les réservs sont complètement
vidées à chaque rencontre (réserves respectées =0)


4) Même expérience de base (prédéfinie W2.1-202)
Intervention à la mesure 70 : ici les réservs sont complètement
vidées à chaque rencontre (réserves respectées =0)


5) Même expérience de base (prédéfinie W2.1-203)
Intervention à la mesure 30 : ici les réservs sont à demi vidées
à chaque rencontre (réserves respectées =1/2)

6) Même expérience de base (prédéfinie W2.1-204)
Intervention à la mesure 70 : ici les réservs sont à demi vidées
à chaque rencontre (réserves respectées =1/2)



Citations marxistes

(après ces citations il y a encore une annexe)

Avertissement : Il me semble clair que le développement des forces productives ne peut pas être illimité. Il me semble clair que le développement durable doit être pris en considération, et que ce problème vital pour l'humanité était objectivement moins urgent du temps de Marx, qui n'a donc pas mis ce problème en avant. Il serait faux cependant d'attribuer aux fondateurs du marxisme les sottises proférées par les productivistes à tout crin qui croient que la production élevée au rang de religion c'est du marxisme authentique. Il serait faux d'attribuer aux fondateurs du marxisme les publicités pour consommer sans limites de capitalistes éhontés enivrés par leurs profits. Les citations qui suivent, classées en deux chapitres "forces productives" et "nature" sont là pour aider éventuellement à réfléchir, à aller plus loin dans la réflexion et l'action citoyennes.

Développement des forces productives

Marx - Critique du programme de Gotha

Dans une phase supérieure de la société communiste, lorsque la subordination servile des individus dans la division du travail, et avec elle l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel auront disparu, lorsque le travail ne sera plus un simple moyen d'existence, mais sera devenu le premier besoin de la vie, lorsque les forces productives s'accroîtront avec le développement en tous sens des individus, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront -alors seulement l'étroit horizon juridique bourgeois pourra être complètement dépassé et la société inscrira sur ses drapeaux : de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins !

Marx et Engels - L'idéologie allemande

A chaque stade de l'histoire se trouvent donnés un résultat matériel, une somme de forces productives, un rapport avec la nature et entre les individus créé historiquement et transmis à chaque génération par celle qui la précède, une masse de forces productives, de capitaux et de circonstances qui, d'une part sont bien modifiées par la nouvelle génération, mais qui d'autre part lui dictent ses propres conditions d'existence et lui impriment un développement déterminé, un caractère spécifique ; par conséquent les circonstances façonnent les hommes, tout autant que les hommes façonnent les circonstances.

Mao-Zedong - A propos de la contradiction

D'aucuns estiment qu'il existe des contradictions auxquelles la thèse de la permutation de l'aspect principal et de l'aspect secondaire des contradictions ne s'étend pas. Par exemple, dans la contradiction entre les forces productives et les rapports de production, l'aspect principal est constitué par les forces productives ; dans la contradiction entre la théorie et la pratique, l'aspect principal est constitué par la pratique ; dans la contradiction entre la base économique et la superstructure, l'aspect principal est représenté par la base économique. Dans ces cas là, la position respective des aspects, soi-disant, ne subirait aucune permutation. C'est là une conception propre au matérialisme mécaniste et non au matérialisme dialectique. Bien entendu, les forces productives, la pratique et la base économique jouent en général le rôle principal, décisif - et celui qui le nie n'est pas matérialiste. Il faut reconnaître toutefois que dans des conditions déterminées, les rapports de production tout comme la théorie ou la superstructure peuvent à leur tour jouer le rôle décisif, principal.

Marx - Contribution à la critique de l'économie politique

Le résultat général auquel je parvins et qui, une fois obtenu, servit à mes études de fil conducteur, peut être brièvement résumé ainsi : dans la production sociale de leur vie les hommes contractent des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un niveau de développement déterminé de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base réelle sur laquelle s'édifie une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociale déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le procès de la vie sociale, politique et spirituel. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être, mais au contraire c'est leur être social qui détermine leur conscience.

A un certain degré de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'est que leur expression juridique, avec les rapports de propriété à l'intérieur desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives, ces rapports deviennent des entraves de ces forces. Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Avec le changement des bases économiques, toute la colossale superstructure est plus ou moins vite bouleversée. Quand on considère de tels bouleversements, on doit toujours distinguer entre le bouleversement matériel des conditions économiques de la production - constatables au moyen des sciences de la nature - et les formes juridiques, politiques, artistiques, religieuses ou philosophiques, les formes idéologiques enfin, à travers lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent à bout. Pas plus qu'on ne peut juger de ce qu'est un individu d'après ce qu'il pense de lui-même, pas plus on ne peut juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience ; on doit bien plutôt expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production.


Nature

Marx - Capital I

Ce n'est pas seulement une modification de formes que l'architecte effectue dans la nature, c'est aussi une réalisation de ses fins : il connaît cette fin, à laquelle il subordonne sa volonté

Marx - Capital III

Les producteurs associés règlent rationnellement l'échange matériel avec la nature, le soumettent à leur contrôle collectif, au lieu d'être dominés par lui comme par un aveugle pouvoir ; ils l'accomplissent avec les efforts les plus réduits possibles, dans les conditions les plus dignes de leur nature humaine et les plus adéquates à cette nature.

Engels - Dialectique de la nature

Le travail, disent les économistes, est la source de toute richesse. Il l'est effectivement... conjointement avec la nature qui lui fournit la matière qu'il transforme en richesse. Mais il est infiniment plus encore. Il est la condition fondamentale première de toute vie humaine, et il l'est à un point tel que, dans un certain sens, il nous faut dire : le travail a créé l'homme lui-même.

Marx

Le Communisme est la vraie solution de l'antagonisme entre l'homme et la nature

Engels - Anti-Dühring

Un état social où il n'y aura plus de différences de classe, plus de souci des moyens d'existence individuels et où il pourra être question pour la première fois d'une liberté humaine véritable, d'une existence en harmonie avec les lois connues de la nature.

Engels - Anti-Dühring

Hegel a été le premier à représenter exactement le rapport de la liberté et de la nécessité. Pour lui : ... "La nécessité n'est aveugle que dans la mesure où elle n'est pas comprise". La liberté n'est pas dans une indépendance rêvée à l'égard des lois de la nature, mais dans la connaissance de ces lois et dans la possibilité donnée par là même de les mettre en œuvre méthodiquement pour des fins déterminées. La liberté.... (est) la faculté de décider en connaissance de cause... La liberté consiste par conséquent dans l'empire sur nous-mêmes et sur la nature extérieure, fondé sur la connaissance des nécessités naturelles

Marx - Capital I

Le travail est d'abord un phénomène qui unit l'homme et la nature. Un phénomène dans lequel l'homme accommode, règle et contrôle l'échange de matière qu'il fait avec la nature. Il agit en face de la matière naturelle comme une force naturelle. Les forces naturelles qui appartiennent à son corps : ses bras et ses jambes, sa tête et ses mains, il les met en mouvement pour s'approprier la matière naturelle sous une forme qui puisse servir à sa propre vie. En agissant sur la nature qui est hors de lui à travers ce mouvement et en la transformant, il transforme aussi sa propre nature

Engels - Dialectique de la nature

C'est précisément la transformation de la nature par l'homme et non la nature seule en tant que telle, qui est le fondement le plus essentiel et le plus direct de la pensée humaine, et l'intelligence de l'homme a grandi dans la mesure où il a appris à transformer la nature. C'est pourquoi en soutenant que c'est exclusivement la nature qui agit sur l'homme, que ce sont exclusivement les conditions naturelles qui partout conditionnent son développement historique, la conception naturaliste de l'histoire... oublie que l'homme aussi réagit sur la nature, la transforme, se crée des conditions nouvelles d'existence

Engels - Ludwig Feuerbach

La vérité résidait désormais dans le processus même de la connaissance, dans le long développement historique de la science qui monte des degrés inférieurs à des degrés de plus en plus élevés du savoir, sans arriver jamais, par la découverte d'une prétendue vérité absolue, au point où elle ne peut plus avancer...

Toutes les situations qui se sont succédées dans l'histoire ne sont que des étapes transitoires dans le développement sans fin de la société humaine, allant de l'inférieur au supérieur. Chaque étape est nécessaire et par conséquent légitime pour l'époque et les conditions auxquelles elle doit son origine ; mais elle devient caduque et injustifiée en présence de conditions supérieures nouvelles qui se développent peu à peu dans son propre sein ; il lui faut faire place à une étape supérieure qui entre à son tour dans le cycle de la décadence et de la mort....

La science de la nature, si elle fait prévoir une fin possible à l'existence de la terre elle-même, prédit par contre une fin assez certaine de son habitabilité, et, par conséquent, confère également à l'histoire de l'humanité non seulement un rameau ascendant, mais aussi un rameau descendant.

Lénine - La grande initiative

Nous savons que dans les mœurs, les vestiges du passé l'emporteront nécessairement, pendant un certain temps après la révolution, sur les germes du nouvel ordre des choses. Lorsque le nouveau ne fait que de naître, l'ancien reste toujours, pendant un temps, plus fort que lui ; il en est toujours ainsi dans la nature comme dans la vie sociale... Nous devons étudier avec soin les germes du nouveau, leur témoigner le maximum d'attention, favoriser leur croissance de toutes les manières et "soigner" ces faibles pousses. Certaines d'entre elles périront, inévitablement.... Il s'agit d'encourager tous les germes du nouveau, quels qu'ils soient ; la vie choisira les plus viables d'entre eux.

Engels - Dialectique de la nature

Nous apprenons chaque jour à comprendre plus correctement les lois (de la nature) et à connaître les conséquences plus ou moins lointaines de nos interventions dans le cours normal des choses de la nature. Surtout depuis les énormes progrès de la science de la nature au cours de ce siècle, nous sommes de plus en plus à même de connaître aussi les conséquences naturelles lointaines, tout au moins de nos actions les plus courantes dans le domaine de la production, et, par suite d'apprendre à les maîtriser.

Engels - Correspondance

D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si ensuite quelqu'un torture cette proposition pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde. La situation économique est la base, mais les divers éléments de la superstructure (les formes politiques de la lutte de classe et ses résultats, les constitutions établies une fois la bataille gagnée..., les formes juridiques et les reflets de toutes ces luttes réelles dans le cerveau des participants, théories politiques... conceptions religieuses...) exercent également leur action sur le cours des luttes historiques et dans beaucoup de cas en déterminent de façon prépondérante la forme. Il y a action et réaction de tous ces facteurs au sein desquels le mouvement économique finit par se frayer son chemin comme une nécessité à travers la foule infinie de hasards...

L'histoire se fait de telle façon que le résultat final se dégage toujours des conflits d'un grand nombre de volontés individuelles, dont chacune à son tour est faite telle qu'elle est par une foule de conditions particulières d'existence ; il y a donc là d'innombrables forces qui se contrecarrent mutuellement... Car ce que veut chaque individu est empêché par chaque autre et ce qui s'en dégage est quelque chose que personne n'a voulu. C'est ainsi que l'histoire jusqu'à nos jours se déroule à la façon d'un processus de la nature...

Lénine - Friedrich Engels

Marx et Engels s'en rapportant à la vie constatèrent que ce n'est pas l'évolution de l'esprit qui explique celle de la nature, mais que, tout au contraire, il faut faire dériver l'esprit de la nature, de la matière

Ils constatèrent que de même que les causes matérielles sont à la base de tous les faits de la nature, de même le développement de la société humaine est conditionné par le développement des forces matérielles, productives. Les rapports des hommes entre eux, dans la reproduction des objets indispensables aux besoins de l'homme, dépendent du développement des forces productives. Et c'est dans ces rapports que l'on retrouve l'explication de tous les phénomènes de la vie sociale, des aspirations, des idées et des lois humaines

Hegel - Science de la logique

Grâce à ses outils, l'homme possède un pouvoir sur la nature extérieure, dont il dépend cependant quant au but qu'il poursuit

________________________________________________________________



Annexe : introduction minimale au "logiciel développement durable" (voir les "logiciels E1 et E2, pour étudier l’émergence ... ")


Il s’agit de "structures dissipatives auto-adaptatives", qui se développent dans deux populations d’agents libres qui sont d'espèces différentes.

Il y a ici pendant toutes les expériences des nombres fixes et égaux d'agents de chaque sorte ( 14 de chacune dans l'expérience type).

Je dis indifféremment " agents ", " grands ronds " ... Ils constituent un premier " niveau d’organisation ". Un deuxième " niveau d’organisation " est constitué par les " structures " formées d’agents collés, que j’appelle " agrégats " au début de leur existence, pour signifier leur état provisoire de non-adaptation, de non-organisation.

1) Les agents

Il s’agit, d’agents doués de mouvements aléatoires comme des molécules de gaz, et capables, après avoir attrapé de la "colle " de se coller entre eux (en s’immobilisant). Des gouttes de "colle volatile " tombent en pluies verticales aléatoires (petits ronds qui tombent du haut de l'écran).

Ici, dans le logiciel "développement durable", les agents ( libres ou en structures ) sont de deux sortes, selon leur façon d'attraper de la colle. Ces façons sont programmées avant le début des expériences :

N et H sont les grands ronds des deux espèces, N clairs et H foncés, les "Humains" et les "Natures". N et H se nourrissent de "colle volatile"

2) Le fonctionnement.

Les agents libres rebondissent comme des molécules de gaz, les agents collés sont immobiles. Lorsque la colle s’est volatilisée, les agents sont libérés et peuvent à nouveau entrer en structure. Le nombre d’agents collés ensemble n’est limité que par le nombre d’agents libres.

Dès que la concurrence entre structures apparaît pour l’accès aux ressources, les structures vont, statistiquement, vers des formes non aléatoires, elles vont vers des formes plus efficaces, avec des différences pour les H et les N. Ces comportements non programmés, étonnants, sont "émergents".

Les structures N vont vers des formes grandes, durables, plates horizontalement, non superposés, hautes sur l'écran

Les structures H vont vers des "structures d'exploitation adaptées".

________________________________________________________________

Pour Projet de conférence 1, basé sur logiciel E1 Clic ici

Pour Projet de conférence 2, basé sur logiciel E2 Clic ici

Pour Projet de conférence 3, basé sur logiciel E3 Clic ici

Pour Projet de conférence 4, basé sur logiciel E4 Clic ici

Pour Projet de conférence 5, basé sur logiciel Devdur1 Clic ici

Pour un exposé sous PowerPoint de "développement durable et functioning-dependent structures" Clic ici


Retour à "Capacités révolutionnaires"

________________________________________________________________


Elbeuf